
LA PERSONNE
derriere l’APPAREIL PHOTO
Je suis née à Caracas, au Venezuela. J’ai tout quitté pour devenir Photographe en France à la fin des années 90. J’avais un bagage en gestion d’entreprise et marketing, et un rêve: faire des photos comme celles de Doisneau.
Ont suivi une maîtrise en sciences de l’information et communication et un DESS en Médiation Culturelle à la Sorbonne, et une certitude : l’image allait être le fil de ma vie. Premiers formations, ateliers, stages, pratiques…à l’époque en argentique, plus tard en numérique.
Ma première exposition photographique, en 2000, portait sur une catastrophe humanitaire du Venezuela de 1999. Je n’avais pas encore le langage pour le dire — mais je photographiais déjà ce que les gens traversent, pas ce qu’ils donnent à voir.
Deux rencontres me marquent: Salgado en travaillant à l’UNESCO et Jean Paul Goude en travaillant pour Polymago, agence de communication à Paris. Tous deux aiment et photographient les gens.
Installée à Carcassonne en 2006, j’exerce la photographie professionnellement: portraits, mariages, corporate, reportages, projets culturels. 20 ans de regard posé sur des gens, dans des moments qui comptent.
J’intègre le Graph pour travailler la photographie sociale. En 2018, l’exposition UNIQUES, pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, puis les ateliers avec des jeunes du quartier Ozanam ont nommé quelque chose que je pratiquais sans le formaliser : la photo au service de ceux qu’elle regarde.
Mon cértiticat de photographe intervenante, et les femmes qui m’ont confié leur rapport difficile à leur image après une maladie, une opération, la ménopause — ont formalisé ce que je fais aujourd’hui : une photographie thérapeutique, ancrée dans un cadre éthique rigoureux, et des interventions auprès de structures sociales et de santé en Occitanie.
